Campagnard (adjectif)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Adjectif 

XVII e siècle. Dérivé de campagne. Qui vit à la campagne. Relatif à la campagne ; que l'on trouve à la campagne. Un gentilhomme . Avoir un accent , des origines es. Mener une vie e. Spécialt. Un buffet , présentant, entre autres, des produits de la ferme. Parfois iron. Sans élégance, embarrassé, gauche. Garder des habitudes, des manières es. Subst. Un , une e, une personne qui habite la campagne. Une allure de , un teint de e.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Adjectif 

Qui vit ordinairement à la campagne. "Gentilhomme ."
"Avoir l'air , les manières es," Avoir l'air, les manières d'un .
Il est aussi nom et se dit, avec quelque sorte de dédain, d'une Personne qui n'a pas les manières et la politesse qu'on acquiert à la ville. "Un se sent dépaysé dans l'agitation de la ville."



Dictionnaire d'Emile Littré




 1   Adj. Qui vit ou demeure à la campagne. Gentilhomme .
    Rustique. Un air . Des manières es.

 2   S. m. et f. Un , une e, un homme, une femme de la campagne. Les moeurs simples des s.
BOILEAU: « Là je trouvai d'abord pour toute connaissance Deux nobles s, grands lecteurs de romans, Qui m'ont dit tout Cyrus dans leurs longs compliments »
    Un bon , un homme de la campagne qui jouit d'une certaine aisance.
    Dans un sens péjoratif, un , une e, homme, femme dont les manières sont rustiques, grossières, maladroites. Il a épousé une grosse e.
MOL.: « Quel ! Nous déjeunions en hâte avec quelques oeufs frais, Lorsqu'un franc avec longue rapière, Montant superbement sa jument poulinière, Qu'il honorait du nom de sa bonne jument, S'en est venu nous faire un mauvais compliment »

ÉTYMOLOGIE
    Campagne.


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Adjectif 


Qui vit ordinairement à la campagne. "Gentilhomme ."
Il est aussi substantif, et se dit, avec quelque sorte de mépris, d'Une personne qui n'a pas les manières et la politesse qu'on acquiert dans le grand monde. "C'est un , une e. Il n'y a rien de si ennuyeux que les compliments d'un ."
Adjectiv., "Avoir l'air , les manières es," Avoir l'air, les manières d'un .



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Adjectif 


Qui demeure ordinairement aux champs. "Gentilhomme ".
Il est aussi substantif, et se dit avec quelque sorte de mépris d'Un homme qui n'a pas les manières et la politesse qu'on acquiert dans le grand monde. "C'est un . Il n'y a rien de si ennuyeux que les complimens d'uncampagnard".
Dans cette acception, on dit, qu'"Un homme a l'air ," qu'"il a les manières es;" et dans ces phrases il est adjectif.



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Adjectif 


Qui demeure ordinairement aux champs. "Gentilhomme ."
Il est aussi substantif, & se dit avec quelque sorte de mépris d'Un homme qui n'a pas les manières & la politesse qu'on acquiert dans le grand monde. "C'est un . Il n'y a rien de si ennuyeux que les complimens d'un ."
Dans cette acception, on dit, qu'"Un homme a l'air ," qu'"il a les manières es;" & dans cette phrase il est adjectif.



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)


ARDE, adj. et s. m. et f. ["Canpagnar", "narde:" mouillez le "g:" le "d" final ne se pron. point dans le masc.] Qui demeûre ordinairement à la campagne: Gentilhomme "campagnard;" Dames "campagnardes".
- C'est "un ;" il a l'air "campagnard", les manières "campagnardes". Il ne se dit que par mépris, d'une persone qui n'a pas la politesse que done l'usage du monde. 'Il n'y a rien de si ennuyeux que les complimens d'"un ".



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Adjectif 


Qui demeure ordinairement aux champs, & n'a pas les manieres de la Cour ni de la ville. "Gentilhomme ".
Il est aussi subst. "C'est un . il n'y a rien de si ennuyeux que les compliments d'un ".




Emplacement dans le dictionnaire :

camerlingue
camion
camionnage
camionner
camisard
camisole
camomille
camoufler
camp

campagne
campagnol
campane
campanile
campanulé
campanule
campé
campe
campement
camper
camphré




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Pierre LOTI (Le Roman d'un enfant)

...de l'ancien temps à grandes coques de ruban vert. Sa chambre, où j'aimais venir jouer parce qu'il y avait de l'espace et qu'il y faisait soleil toute l'année, était d'une simplicité de presbytère campagnard : des meubles du directoire en noyer ciré, le grand lit drapé d'une épaisse cotonnade rouge ; des murs peints à l'ocre jaune, auxquels étaient accrochées, dans des cadres d'or terni, des aquarelles...


Citation n°2 de Paul ADAM (L'Enfant d'Austerlitz)

...S'il s'indignait, on lui coupait la figure à coups de cravache. Car le hobereau, irrité de sa misère, ne laissait pas d'être cruel. Le négoce des villes, jadis prospère grâce aux emplettes du campagnard, diminua. Les petites gens du commerce et les artisans se recrutaient entre eux, pour venir à la loge, pester contre le noble. En ce temps, personne ne le pouvait faire, pour eux, dans une gazette....


Citation n°3 de Louis REYBAUD (Jérôme Paturot à la recherche d'une position sociale)

...cela formait une diversion à mes plans ambitieux et m'entraînait vers des impressions plus pastorales que politiques. Pendant trois jours entiers j'oubliai que j'étais candidat, pour mener la vie du campagnard ; j'inspectais mes troupeaux, je visitais mes bois et mes pièces de terre, j'allais de ferme en ferme et de prairie en prairie. Le château, convenablement réparé, était fort habitable ; mais déjà je...


Citation n°4 de Jules JANIN (L'Âne mort et la femme guillotinée)

...déjà remplacée que je ne m'étais pas aperçu qu'elle avait disparu. Chapitre XVII. Le retour. à la fin je sortis de ce lieu fatal : arrivé à la porte, je remontai dans ma voiture, un cabriolet de campagnard assez laid, mais large et commode, et mon conducteur attendait encore l'ordre du départ, quand tout à coup, vers le milieu de la rue de la santé, tout au coin et sur le bord des boues éternelles qui...


Citation n°5 de Louis-Sébastien MERCIER (Tableau de Paris : t. 1 à 4)

...faciles dans un autre. Aussi ne vous étonnez pas de notre esprit, m l'humoriste . Que de goûts, de sentimens, d'appercevances fines, de vues neuves, distinguent un homme de la capitale d'un gros campagnard qui ne vit qu'à trente lieues de nous ! Il est d'une autre espece assurément : ce n'est plus notre compatriote ; peut-il nous suivre, nous entendre ? Voyez-le bouche béante, oeil étonné ! Il croit...


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